Revues musicales


Le Courrier musical

Courrier musical

(1899-1935)

Hebdomadaire (1899-1900), puis Bimensuel (1900-1935)

Fondée à Menton en janvier 1899 avec pour titre Courrier musical, artistique et littéraire du littoral, la revue est publiée de façon hebdomadaire durant deux saisons d’hiver (vol. 1 : janvier-avril 1899; vol. 2 : novembre-décembre 1899; vol. 3, nos 1-14 : janvier-avril 1900). La revue se caractérise dès le début par son orientation critique (il est symptomatique qu’elle présente dès son premier numéro une série de portraits approfondis de grands musiciens) et vouée à la réflexion esthétique. En novembre 1900 (vol. 2, no 15) elle abandonne définitivement son siège à Menton pour s’établir à Paris (où elle avait un office dès novembre 1899) et devenir un bimensuel paraissant toute l’année. En juillet 1913 (vol. 16), la revue fusionne avec La Revue musicale SIM. La guerre n’empêche toutefois pas au Courrier musical de reprendre sa parution en 1916 (vol. 18) avec le but déclaré de servir d’« organe de propagande française en puisant tout ce qui est clair et sain, enthousiaste et logique, sensible et bien élevé ». Illustrée et grand format à partir de 1919 (vol. 21).

Données éditoriales

  • Éditeur : Société anonyme du Courrier musical
  • Directeur(s) : A. Langlade (1899), Albert Diot (1899-1910), René Doire (1911-1930), Raymond Charpentier (1930-fin). [NB : A. Langlade est probablement un pseudonyme d’Albert Diot (ou l’inverse), qui à partir du vol. 2, no 1 est présenté en couverture comme le « directeur-fondateur » de la revue.]
  • Rédacteur(s) en chef : Victor Debay (1899-avril 1900), Albert Diot (novembre 1900-1903), René Doire (1909 [à partir de 1903 : secrétaire de la rédaction]-1910), Charles Tenroc (1917-1930)

Titres alternatifs

  • Courrier musical, artistique et littéraire du littoral (janvier-avril 1899)
  • Le Courrier musical et théâtral (1923-1933)
  • Le Courrier musical, théâtral, cinématographique (1933-1935)

Suppléments

  • Supplément musical
  • La Semaine musicale, supplément hebdomadaire avec la programmation des concerts (à partir de 1919)

Structure typique

Articles de fond, comptes rendus de concerts et de spectacles à Paris, comptes rendus de concerts en province et à l’étranger, nouvelles diverses, recensions d’ouvrages

Localisation

  • Numérique : 1904, 1905, 1906 et 1909 disponibles sur archive.org
  • BNF : Musique PER-77 (sauf 1899-1903 : MICROFILM M-19976)

Bibliographie

  • Guerpin, Martin, « Le Courrier musical et le premier conflit mondial (1904-1923) : Propagande, mobilisation culturelle et sortie de guerre », Revue musicale OICRM, vol. 4, no 2, 2017, p. 35-57.
  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U.S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 869.
  • Reibel, Emmanuel, « Théorie et pratique de la critique : Jean d’Udine au Courrier musical », dans Timothée Picard (dir.), La critique musicale au XXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2020, p. 85-90.

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • [À venir]

Fiche préparée par Federico Lazzaro, 2016 (mise à jour en 2023)


L'Édition musicale vivante

(1927-1934)

Mensuel

L’Édition musicale vivante est fondée en décembre 1927 par Émile Vuillermoz, qui assure la fonction de « directeur artistique ». Il en est le principal animateur et signe de nombreux textes de son nom et sous divers pseudonymes (Gérard Voisin, Évariste, L’Aiguilleur). L’objectif de la revue consiste à évaluer et faire connaître les nouveaux enregistrements et les appareils de reproduction du son dans leur dimension artistique, ainsi qu’à explorer divers enjeux liés aux nouvelles technologies de reproduction du son. Les sujets abordés concernent tant l’étude critique des nouveaux enregistrements (plusieurs répertoires), que le fonctionnement technique des rouleaux perforés et du disque, les nouvelles conditions de travail des compositeurs, l’acoustique musicale, la commercialisation du disque, etc. Outre Vuillermoz, Paul Allard, Marc Pincherle et Maurice Bex sont les principaux collaborateurs de la revue. La revue cesse de paraître en décembre 1934 et est remplacée en janvier 1935 par Sélection de la vie artistique. Ex-Édition musicale vivante, un hebdomadaire culturel qui disparaît en juin de la même année.

Dans le « Programme » inaugural de la revue, Vuillermoz met en garde contre le danger de la commercialisation de la musique enregistrée entraînant un « nivellement par le bas qui peut compromettre gravement son avenir ». Afin de contrer cette possible tendance, il invite les musiciens et compositeurs à s’approprier ce nouvel outil. Dans le sommaire des cinq premiers numéros figure un avertissement encadré : « sans souci de plaire ou de déplaire à ceux qui ne voient dans la fabrication de musique en conserve qu’un commerce, nous cherchons à encourager ceux qui commencent à y découvrir un art ». Paradoxalement, la revue contient énormément de publicités pour des compagnies de disque et des fabricants de phonographes. De février 1929 (no 13) à février 1932 (no 49), la couverture propose un médaillon avec la photo d’un ou une artiste vedette d’une maison de disque (le plus souvent Columbia). Le prix de L’Édition musicale vivante est de 3 francs le numéro jusqu’en janvier 1930, puis 4 francs le numéro, avec des abonnements à 30 francs par année en France et 40 francs à l’étranger (40 francs et 50 francs à partir de 1930).

Données éditoriales :

  • Directeur artistique : Émile Vuillermoz
  • Adresse : 14, boulevard Poissonnière, Paris (jusqu’en mai 1928, no 5), puis 5, rue du Cardinal Mercier, Paris

Titres alternatifs :

  • L’Édition musicale vivante. Revue critique mensuelle de la musique enregistrée
  • Devient Sélection de la vie artistique. Ex-Édition musicale vivante (1935)

Structure typique :

Chaque numéro de la revue débute par de nombreuses publicités pour des compagnies de disques et de phonographes ainsi que les derniers ajouts à leur catalogue. Suivent ensuite quelques essais ou études, puis les critiques de disques (les principales catégories sont : musique symphonique, instruments divers, violon, diction, chant, chansons), de rouleaux perforés (jusqu’en juillet 1929) et de films (à partir de février 1932). La revue se clôt presque toujours par une section « Nos Échos », qui rassemble de courtes chroniques non signées concernant une variété de sujets tels le « régionalisme », le « progrès », la « nouveauté » ou l’« ubiquité », toujours abordés en lien avec la musique enregistrée. Cette dernière section est suivie d’une autre série de publicités commerciales.

Localisation :

  • BnF : Tolbiac, 4-V-11129; Musique, BP-120 (à partir du no 2)
  • Autre : Bibliothèque de l’Université d’Ottawa

Bibliographie :

  • Guerpin, Martin, « L’Édition musicale vivante ou les discours sur le(s) jazz en France (1927-1934) », dans Timothée Picard (dir.), La critique musicale au XXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2020, p. 1247-1255.
  • Leduc, Marie-Pier, « Émile Vuillermoz, critique discographique et radiophonique : Portrait et enjeux », dans Michel Duchesneau et Federico Lazzaro (dir.), Musique, disque et radio en pays francophones, 1880-1950, Paris, Vrin, 2023, p. 75-92.
  • Maisonneuve, Sophie, « “L’art d’écouter la musique” : Les commentaires discographiques des années 1910 à 1950. Genèse et paradigmes d’une nouvelle pratique analytique », dans Rémy Campos et Nicolas Donin (dir.), L’analyse musicale, une pratique et son histoire, Genève, Droz/Haute école de musique, 2009, p. 241-276.

Contributeurs (liste non exhaustive) :

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • Allard, Paul
  • Bex, Maurice
  • Leroi, Pierre
  • Pincherle, Marc
  • Vuillermoz, Émile
  • Wolff, Pierre
  • Zimmer, Bernard

Fiche préparée par Marie-Pier Leduc et Émilie Lesage, 2024


Le Guide du concert

IMAGE_Guide du concert(1910-1939)

Hebdomadaire

Hebdomadaire de petit format paraissant tous les vendredis durant la saison des concerts (octobre-mai) dans le but de guider le public parisien à travers l’offre de concerts de la semaine. Le programme de chaque concert est détaillé et comprend la liste des œuvres jouées, les interprètes, le lieu, l’heure et le prix du billet. Des notes analytiques accompagnent une sélection importante des œuvres : la revue est ainsi un véritable guide à l’écoute. Cette vocation à la préparation du public au concert explique le fait que la revue ne propose pas de comptes rendus, sauf sous la forme de revue de presse (mais en nombre très limité). À côté de la programmation des concerts et des spectacles lyriques (auxquels s’ajoutera en 1932 la programmation des concerts radiophoniques, des concerts par disques et du « cinéma sonore »), l’hebdomadaire propose des cycles d’entretiens avec des compositeurs, des articles à caractère historique ou esthétique, et un nombre considérable d’enquêtes autour de thèmes chauds de l’actualité musicale. Les réponses des lecteurs (souvent plusieurs dizaines) à ces enquêtes sont étalées sur plusieurs numéros et constituent un véritable panorama de la pensée courante autour de la musique. À partir du vol. 17 (octobre 1928), Le Guide du concert s’accompagne d’un supplément mensuel, Le Guide musical.

Données éditoriales

  • Éditeur : Paris, [Le Guide du concert]
  • Directeur(s) : Gabriel Bender

Titres alternatifs

  • Le Guide du concert et des théâtres lyriques (du vol. 9, 1924-1925 au vol. 18, 1931-1932)
  • Le Guide du concert : Concerts, théâtres, T.S.F., disques, ciné (à partir du vol. 19, 1932-1933

Suppléments

  • L’Album musical
  • Le Guide musical (mensuel, à partir du vol. 17, 1928-1929)

Structure typique

  • Un entretien, ou un article à caractère historique ou esthétique, ou une enquête
  • Rubriques d’information (dont la disposition varie selon les années) : « Échos », « À travers la critique », « L’Édition musicale » (sélection de comptes rendus d’une œuvre présentée, habituellement en première audition, la semaine précédente), « Concerts annoncés »
  • La programmation des concerts et des spectacles lyriques de la semaine. Jusqu’au vol. 9, no 18 (9 février 1923), les notes de programme (brèves présentations analytiques des œuvres jouées) sont intégrées au calendrier « Programmes annotés des concerts »; ensuite elles constituent une section à part intitulée « Études musicales analytiques »
  • autres annonces et « Petites annonces »

Localisation

  • BnF : microfilms (Tolbiac, MFILM JO-73874; Richelieu, MFILM VM BOB-5341) et livres imprimés (Tolbiac, JO-70575 et JO-73874)
  • Autre : Université de Montréal (Bibliothèque de Musique, Musique Annexe Périodiques)

Bibliographie

  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U.S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 869.

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • [À venir]

Fiche préparée par Federico Lazzaro, 2017 (mise à jour en 2023)


Le Guide musical

À venir


La Joie musicale

À venir


Le Ménestrel

(1833-1914; 1919-1940)

Hebdomadaire

(Paraît le vendredi du 1er décembre 1833 au 20 octobre 1906; le samedi, du 27 octobre 1906 au 5 septembre 1914; le dimanche, du 17 octobre 1919 au 10 mai 1940)

Lancée par Joseph-Hippolyte L’Henry le 1er décembre 1833, aux éditions de la Librairie Poussielgue et sous la direction de Jules Lovy, la revue Le Ménestrel ne commence à prendre réellement son envol qu’à partir de son rachat par adjudication, le 12 février 1840, par la société d’édition et de vente d’instruments que tenaient conjointement Antoine Meissonnier et Jacques-Léopold Heugel. Dès cette acquisition, le nouvel éditeur donnera au Ménestrel (qui était alors en déficit et qui peinait à rencontrer ses objectifs d’abonnements) une impulsion qui contribue à son expansion, et ce, tout particulièrement par le biais de son nouveau directeur-général et copropriétaire, Jacques-Léopold Heugel. À partir de cette époque, la position de Heugel au sein du journal ne cessera de grandir avec, notamment, la cession des parts d’Antoine Meissonnier le 27 avril 1842 et la prise en charge du poste de rédacteur en chef à la mort de Joseph d’Ortigue (qui avait succédé à Lovy à la mort de ce dernier en juin 1863), le 1er décembre 1866. Dès cette époque, et jusqu’à la fin de la publication du journal, l’entière direction du journal se trouvera entre les mains de la famille Heugel.

Ayant été fondé et dirigé par des éditeurs de musique, Le Ménestrel se présente, de sa fondation à sa fin, comme une vitrine publicitaire pour la maison d’édition Heugel (l’expansion du journal ne sera d’ailleurs pas étrangère à celle de la maison Heugel), similairement au cas de la Revue et gazette musicale de l’éditeur Schlesinger. À titre d’exemple, les premières éditions du journal étaient composées de deux pages de textes ainsi que d’une partition. Ces visées publicitaires du journal seront éventuellement observables jusque dans les modalités d’abonnement, qui visaient à vendre, en plus du journal, des partitions de piano et de chant. Ainsi, l’offre d’abonnement annuel se déclinait, en 1900, en quatre modalités : le premier ne donnait qu’accès au journal, le deuxième, à une partition de piano livrée sur base bimensuelle en compagnie du journal, la troisième, à une partition de chant accompagnant sur une base bimensuelle le journal, et en enfin, le quatrième donnait un accès complet à la fois aux partitions de piano et de chant en accompagnement du journal.

Données éditoriales

  • Éditeur : Maison Heugel (1840-1940)
  • Directeur(s) : Jules Lovy (1er décembre 1833-5 février 1840; rédacteur en chef : 12 février 1840-juin 1863); Joseph d’Ortigue (rédacteur en chef : juin 1863-novembre 1866); Jacques-Léopold Heugel (12 février 1840-novembre 1883; à partir du 1er décembre 1866 il est également rédacteur en chef); Henri Heugel (18 novembre 1883-5 septembre 1914); Jacques Heugel (17 octobre 1909-10 mai 1940)

Titres alternatifs

  • Le Ménestrel, musique et théâtres

Structure typique

Au début du XXsiècle, Le Ménestrel paraît sur 8 pages; après la Première Guerre mondiale, sur 12 à 16 pages. Il contient : articles de fond et généraux, chroniques, notes biographiques, comptes-rendus et revue des concerts et spectacles à Paris, en province et à l’étranger, nouvelles et annonces.

Localisation

Bibliographie

  • « Heugel », dans Devriès, Anik et François Lesure (dir.), Dictionnaire des éditeurs de musique français, vol. II, de 1820 à 1914, Genève, Éditions Minkoff, 1988, p. 219-226.
  • « Meissonnier », dans Devriès, Anik et François Lesure (dir.), Dictionnaire des éditeurs de musique français, vol. II, de 1820 à 1914, Genève, Éditions Minkoff, 1988, p. 310-317.
  • Lécroart, Pascal, « La musique de la Russie soviétique vue par Le Ménestrel (1920-1940) », Les arts russes et soviétiques en France au XXe siècle : exporter l’image de soi, numéro thématique de Slavica occitania, no 55, 2022, p. 23-44.
  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U.S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 869.
  • Maisongrande, Nathalie, « La presse musicale parisienne face à la crise allemande : La Revue musicale et Le Ménestrel en 1933-34 », dans Danièle Pistone (dir.), Musiques et musiciens à Paris dans les années trente, Paris, H Champion, 2000, p. 487-494.

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • [À venir]

Fiche préparée par Kevin Tougas, 2017 (mise à jour 2023)


Le Mercure musical (puis La Revue musicale SIM)

IMAGE_Le Mercure musical

(1905-1914; 1915)

Bimensuel (1905-15 juillet 1906); Mensuel avec double numérotation (15 août 1906-15 décembre 1906); Mensuel (1907-1913); Bimensuel (1914)

Le premier numéro du Mercure musical paraît le 15 mai 1905 à l’initiative de Jean Marnold, critique musical au Mercure de France, et de Louis Laloy, jusqu’alors rédacteur en chef de La Revue musicale (histoire et critique), encouragés par Romain Rolland qui quitte lui aussi la revue de Jules Combarieu. La publication est parrainée par le Mercure de France d’Alfred Vallette, dont elle emprunte le nom, la maquette et la structure (articles de fond, revue de la quinzaine qui deviendra « Le mois », échos, etc.) durant ses deux premières années d’existence. En 1907, Louis Laloy s’associe avec Jules Écorcheville, trésorier de la Section française de la Société internationale de musique (SIM) qu’il avait créée en mars 1904 avec Lionel Dauriac et Jacques-Gabriel Prod’homme et qui cherchait à donner à l’organisation un organe de presse, ce qui permet à Louis Laloy de ne plus éponger seul les déficits de la revue. Ainsi est fondé le 15 janvier 1907 le Mercure musical et Bulletin français de la SIM Société internationale de musique (section de Paris) qui poursuit la tomaison du Mercure musical (vol. 3). Le titre de la publication subit de nombreuses variations avant de devenir Revue musicale SIM en janvier 1912 (vol. 8) alors qu’elle absorbe La Revue musicale (histoire et critique). À cette fusion s’ajoute l’absorption du Courrier musical dans le numéro du 1er décembre 1913 à la suite de quoi La Revue musicale SIM redevient bimensuelle (vol. 10, 1914). La Revue musicale SIM accueille également le bulletin de la Société française des Amis de la musique fondée en 1909 et dont Jules Écorcheville était le secrétaire général.

Données éditoriales

  • Éditeur : Paris, E. Demets (1905-1906); Impressions artistiques L.-M. Fortin et cie (1907-octobre 1909); Librairie Ch. Delagrave (novembre 1909-1914); [Librairie Ch. Delagrave] (1915)
  • Directeur(s) : Louis Laloy (1905-octobre[?] 1909); Jules Écorcheville (1907-1914)
  • Rédacteur(s) en chef : Émile Vuillermoz (décembre 1912-1914)

Titres alternatifs

  • Mercure musical et Bulletin français de la SIM Société internationale de musique (section de Paris) (vol. 3, no 1, 15 janvier 1907-vol. 3, no 12, 15 décembre 1907)
  • Bulletin français de la SIM Société internationale de musique (section de Paris) ancien Mercure musical (vol. 4, no 1, 15 janvier 1908-vol. 5, no 10, 15 octobre 1909)
  • Revue musicale SIM publiée par la Société internationale de musique (section de Paris) (vol. 5, no 11, 15 novembre-vol. 5, no 12, 15 décembre 1909)
  • SIM Revue musicale mensuelle publiée par la Société internationale de musique (section de Paris) (vol. 6, no 1, 15 janvier-vol. 6, no 12, 15 décembre 1910)
  • SIM Revue musicale mensuelle (vol. 7, no 1, 15 janvier 1911-vol. 7, no 12, 15 décembre 1911)
  • Revue musicale SIM (vol. 8, no 1, 15 janvier 1912-vol. 9, no 12, 1er décembre 1913)
  • La Revue musicale SIM (vol. 10, [s.n], 1er janvier 1914-vol. 10, [s.n.], 1er juillet 1914)
  • Bulletin musical publié par les soins de La Revue musicale SIM et Courrier musical réunis (mars 1915)

Suppléments

Structure typique

  • 1905-1906 : Une première section comprend des articles de fond (ex. : études en histoire de la musique, sur la musique contemporaine, sur la musique non occidentale, de théorie musicale, etc.) et des textes à caractère littéraire (ex. : satires dialoguées, nouvelles, aphorismes, contes, poésies, etc.) concernant la musique. Une seconde section s’intitule « Revue de la quinzaine » (puis « Le mois ») et comprend principalement des comptes rendus de concert et se conclut par une sous-section « Échos ».
  • 1907-1910 : La structure en deux parties de la revue devient de moins en moins claire au fil des années. En 1907, la revue cesse de publier des textes à caractère littéraire, mais propose toujours des articles de fond dans une première section, ce à quoi s’ajoutent parfois des documents historiques ou encore des enquêtes. Les comptes rendus liés à l’actualité musicale sont publiés dans « Le mois ». Une rubrique « Bibliographie » (puis « Les livres ») est consacrée spécifiquement aux comptes rendus d’ouvrages, et les « Échos » deviennent une rubrique à part entière. Une section est consacrée aux « affaires » de la SIM et une autre à celles de la Société française des Amis de la musique. De décembre 1909 à novembre 1910, la revue publie en annexe (pagination distincte) L’Actualité musicale. En décembre 1910, plusieurs rubriques sont créées (ex. : « À travers les revues », « Cours et conférences », « L’édition musicale », « Ça et là ») qui reviendront par intermittence et seront éventuellement rapatriées dans la section « Le mois ».
  • 1914 : Lorsque la revue redevient bimensuelle, le 1er numéro du mois se veut plus « sérieux » et publie des « études musicologiques, critiques et historiques » et des comptes rendus, tandis que celui du 15 du mois est plus léger et publie « des articles d’actualité, des échos, indiscrétions et nouvelles, des comptes rendus détaillés des concerts et récitals, des interviews d’artistes, une revue de la presse, des correspondances de la province et de l’étranger ».

Localisation

Bibliographie

Contributeurs (liste non exhaustive)

  • [À venir]

Fiche préparée par Marie-Pier Leduc, 2016 (mise à jour en 2023)


Le Monde musical

À venir


Musica

(1902-1914, plus un numéro hors série en 1915)

Mensuel (paraît chaque mois à partir d’octobre 1902 jusqu’à août 1914)

Musica est fondée en 1902 par l’imprésario Gabriel Astruc (1864-1938) et l’homme de presse Pierre Lafitte (1872-1938). Il s’agit de la première revue musicale française entièrement illustrée qui utilise abondamment la photographie. Destinée à un lectorat bourgeois et principalement féminin, la revue concentre son contenu sur l’opéra et ses vedettes, sans pour autant négliger les virtuoses violonistes ou pianistes réputés, les leçons de musique illustrées et les chroniques musicales qui iront du compte rendu de tournées internationales, à l’analyse technique de « machines » pour favoriser la flexibilité articulatoire des doigts de la main. Les fondateurs souhaitaient faire de la revue une grande revue musicale et un succès commercial. Le tirage de la revue sera considérable, environ 50 000 copies en 1903. À n’en pas douter, la revue bénéficiera de l’entreprise de presse de Lafitte qui publie à la même époque la revue Femina et créera en 1906 une salle de spectacle le « Théâtre Femina ». La revue disparaîtra en 1915 avec un numéro hors-série.

Données éditoriales

  • Éditeur : Paris, Pierre Lafitte & Cie
  • Directeurs : Gabriel Astruc et Pierre Lafitte (1902-1907), Gabriel Astruc (1907-1910). À partir de 1910, Lafitte semble reprendre la direction de la revue tout en laissant le rédacteur en chef plus libre.
  • Rédacteurs en chef : Charles Joly (1902-août 1905), Georges Pioch (septembre 1905-octobre 1910), Xavier Leroux (novembre 1910-1914).
  • Prix : 1 franc par numéro (1,25 franc pour l’étranger), de 1902 à 1914. À partir de 1913, quelques numéros sont à 2 francs lorsque le supplément musical est plus volumineux (plus de 20 pages). Deux numéros sont vendus à 50 centimes, le premier et le n° 63.

Suppléments

  • Tous les numéros présentent un supplément musical, l’Album Musica (d’octobre 1902 à août 1914). En juillet 1915 sort un numéro hors-série uniquement musical et consacré aux hymnes nationaux.
  • Certains numéros comportent des hors-textes (reproductions d’affiches, collections, dessins, photographies, photogravures, etc.).

Structure typique

La structure de chaque numéro est généralement la suivante :

  • Page couverture
  • Page(s) de publicité : Les publicités sont surtout dirigées vers un public féminin. Elles portent beaucoup sur l’hygiène et l’esthétique féminines (articles de beauté, produits amaigrissants, corsets, etc.). Les pages de la revue font place à quelques publicités de facteurs de piano, d’instruments de musique ou de cours de musique. Comme dans la plupart des revues, on y trouve aussi des publicités sur des objets de luxe (orfèvrerie, parfums, bijoux), le gramophone et même parfois sur les chemins de fer.
  • Page titre avec photo
  • Chronique du mois
  • Articles variés
  • Page d’information de Musica / « Mois musical »
  • 1 ou 2 pages de publicité

Rubriques récurrentes

Dans les premiers numéros, la revue semble en rodage, et présente donc une structure qui varie. Sa forme tend à se stabiliser au fil des 20 premiers numéros. À partir du no 3 (décembre 1902) apparaît « La chronique du mois », rédigée par le rédacteur en chef d’alors, Charles Joly. « Le Mois musical » fait son apparition dans le no 15 (décembre 1903).

  • La chronique du mois : Éditorial d’une page, rédigé par le rédacteur en chef, où celui-ci propose diverses réflexions et anecdotes en lien avec l’actualité musicale.
  • Le mois musical : Rubrique qui se présentera sous différentes appellations au cours de la publication de la revue. Cette section, d’une à deux pages, présente une variété de courtes rubriques d’actualités musicales : Théâtres de musique, Grands concerts, Échos, Nécrologie, etc.
  • Chronique économique : Il s’agit d’une rubrique occupant généralement la moitié d’une page, située juste avant les dernières publicités. Elle apparaît en 1906 sous le nom de « Les économies d’un artiste » et n’est que rarement absente (nos 40, 41, 42, 95, 96 et 97). Dans le n° 61 et à partir du 63 (décembre 1907), son titre est remplacé par « Revue financière », intitulé qu’elle gardera sauf quelques exceptions (n° 80 : « Causerie financière »; n° 81 : « À travers la bourse »; n° 83 : « Petites études sur les principales valeurs de la bourse »). Entre 1910 et 1914, son nom varie à de nombreuses reprises (par exemple, « Bourse », « Causerie financière » et « Feuillets financiers »).
  • Informations Musica (1908-1914) : De 1902 à 1907, la rubrique des « Informations Musica » se place sous la chronique mensuelle « Le mois musical » et concerne de manière très variable les concours, l’abonnement et divers sujets reliés directement au contenu de la revue. À partir de 1908, tous les numéros (sauf les numéros de Noël), présentent dans cette section des informations bien précises sur la revue et ses activités, notamment « Les manifestations de Musica » ou « Concours permanent de Musica ».

Rubriques non-récurrentes 

De nombreuses articles consacrés à des compositeurs, des opéras ou à l’enseignement musical qui se développent sur plusieurs numéros en feuilleton. Certains acquièrent le statut de rubriques temporaires. Pour ne citer que quelques exemples :

  • « Cours d’enseignement musical » : Section à vocation didactique qui vise à transmettre des outils en vue de l’apprentissage musical et instrumental amateur. On se penche sur des instruments propres à la pratique domestique, particulièrement le chant et le piano, de même que sur l’apprentissage de la théorie et du solfège. Cette rubrique sert également à introduire les « Conseils d’exécution de nos morceaux de musique », qui au fil des années seront déplacés dans la page d’informations de Musica, puis dans le « Mois musical ».
  • « Tournoi international musical » : Ce concours comprend différentes épreuves de composition ouvertes à tou.te.s les abonné.e.s de la revue avec à la clé des prix en espèce. L’actualité le concernant occupe généralement entre une demie page et une page des numéros 5 à 16 (février 1903 à janvier 1904).

 Activités de la revue

La revue organise des concours et des concerts. À partir de 1907, elle se fait l’écho des activités du Conservatoire des amateurs, des concerts FeminaMusica et du Théâtre Femina.

Contenu visuel

  • Tous les numéros de Musica sont très illustrés. La feuille centrale de la majorité des numéros présente une image en grand format, une mosaïque ou un article présentant plusieurs illustrations.
  • Les numéros axés sur l’opéra, les cantatrices et la danse sont souvent plus richement illustrés que les autres. Ces numéros présentent parfois plusieurs pages avec une image à pleine grandeur. L’espace réservé au texte en est proportionnellement considérablement réduit.
  • Les articles consacrés aux compositeurs présentent surtout des photos et des caricatures du compositeur et de membres de sa famille, des reproductions de manuscrits, des photos de mausolée, des décors d’opéra, des gravures, des modèles de costumes, des photos de sculptures et des autographes. Les interprètes sont représentés généralement par des photos en costume de scène.
  • Les articles sur les œuvres sont accompagnés par des photos du compositeur et des reproductions photographiques de la partition manuscrite ou d’affiches de concert. On retrouve également des dessins et des peintures-tableaux de scènes d’opéra.

Liste des numéros thématiques

  • 4 (janvier 1903) : Musica-Noël
  • 13 (octobre 1903) : Richard Wagner
  • 16 (janvier 1904) : Musica-Noël + Grand tournoi international Musica
  • 23 (août 1904) : À Bayreuth
  • 25 (octobre 1904) : À l’opéra
  • 28 (janvier 1905) : Noël [mais seulement un article consacré à Noël]
  • 29 (février 1905) : La 1000e de Carmen [il s’agit d’un dossier de 2 articles accompagnés de plusieurs photos]
  • 32 (mai 1905) : Ludwig van Beethoven
  • 37 (octobre 1905) : La vieille chanson française
  • 40 (janvier 1906) : Musica-Noël (Faust de Goethe)
  • 43 (avril 1906) : Wolfgang Amadeus Mozart
  • 46 (juillet 1906) : Charles Gounod
  • 50 (novembre 1906) : Jules Massenet
  • 51 (décembre 1906) : Musica-Noël (La danse de l’origine à 1830)
  • 53 (février 1907) : Ernest Reyer
  • 55 (avril 1907) : Théâtre de l’Opéra-comique
  • 57 (juin 1907) : Camille Saint-Saëns
  • 59 (août 1907) : Robert Schumann
  • 61 (octobre 1907) : Jean-Sébastien Bach
  • 66 (mars 1908) : Hector Berlioz
  • 68 (mai 1908) : Jacques Offenbach
  • 70 (juillet 1908) : Frédéric Chopin
  • 72 (septembre 1908) : André Messager
  • 74 (novembre 1908) : La chanson française
  • 75 (décembre 1908) : Musica-Noël (La danse de 1830 à nos jours)
  • 77 (février 1909) : Gabriel Fauré
  • 79 (avril 1909) : Christoph Willibald Gluck
  • 87 (décembre 1909) : Musica-Noël
  • 99 (décembre 1910) : Musica-Noël
  • 107 (août 1911) : Les conservatoires
  • 109 (octobre 1911) : Franz Liszt
  • 111 (décembre 1911) : Musica-Noël (Chansons populaires de France)
  • 117 (juin 1912) : Georges Bizet
  • 120 (septembre 1912) : Jules Massenet
  • 123 (décembre 1912) : Musica-Noël (Danse : ballet
  • 125 (février 1913) : Musiques militaires
  • 128 (mai 1913) : Danses nouvelles (danses sociales)
  • 130 (juillet 1913) : Le lied
  • 135 (décembre 1913) : Musica-Noël
  • 133 (octobre 1913) : Giuseppe Verdi
  • 143 (août 1914) : Félix Mendelssohn

Localisation

Bibliographie

  • BnF : revue, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328211270; Album Musica, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32685175q (consulté le 18 novembre 2020)
  • Biberdorf, Carla E., Musica : An Early Twentieth-Century French Music Journal, mémoire de maîtrise, Vancouver, University of British Columbia, 1984.
  • Caron, Sylvain, « Les traces de l’évolution du statut des compositrices au début du XXe siècle dans la revue Musica », dans Enjeux culturels dans la presse musicale française, 1900-1925, numéro thématique de la Revue musicale OICRM, vol. 4, no 2, 2017, http://revuemusicaleoicrm.org/rmo-vol4-n2/musica, consulté le 18 novembre 2020.
  • Duchesneau, Michel, « Composer avec l’image : Les compositeurs dans Musica (1902-1914) », dans Laurence Brogniez, Clément Dessy, Clara Sadoun-Édouard (dir.), L’artiste en revues : Art et discours en mode périodique, Rennes, PUR, p. 375-397.
  • Leal, Cesar A., Re-Thinking Paris at the Fin-De-Siècle : A New Vision of Parisian Musical Culture from the Perspective of Gabriel Astruc (1854-1938), thèse de doctorat, Lexington, University of Kentucky, 2014, chapter 3 « Astruc and Musica », p. 63-97.
  • Leduc, Marie-Pier, « Compositeurs mis en page : Vedettes et génies dans Musica et Le Mercure musical », dans Adrien Rannaud et Jean-Philippe Warren (dir), La civilisation du magazine, numéro thématique de Belphégor, vol. 19, no 2, 2021, https://journals.openedition.org/belphegor/4157.
  • Nectoux, Jean-Michel, « Musica : Une revue musicale illustrée », Les Nouvelles de l’INHA, no 26, octobre 2006, p. 11-12.
  • Pistone, Danièle, « Contribution aux dépouillements de périodiques parisiens : Musica (1902-1914) », dans La critique musicale en France, numéro thématique de la Revue internationale de musique française, no 17, juin 1985, p. 87-100.
  • Pistone, Danièle, « Poésie et musique à la Belle Époque : Les suppléments musicaux de Musica (1912-1914) », dans Joseph-Marc Bailbé (dir.), Poésie et musique, Rouen, Université de Rouen, 1999, p. 33-40.
  • Pistone, Danièle, Les suppléments de Musica (1902-1914) : Liste alphabétique et chronologique, autographes et inédits, Paris, Université Paris-Sorbonne/Observatoire musical français, série « Bibliographies et catalogues, 10 », 2009.
  • « Revue Musica », fiche de la banque de données AGORHA, sous la direction de Jean-Michel Nectoux, https://agorha.inha.fr/inhaprod/ark:/54721/00119. Cette fiche comprend un index des thèmes iconographiques (https://agorha.inha.fr/inhaprod/ark:/54721/00119/doc/474910) et un index des instruments de musique (https://agorha.inha.fr/inhaprod/ark:/54721/00119/doc/474911). Page mise en ligne le 10 février 2009, dernière modification 6 octobre 2020, consultée le 18 novembre 2020.
  • Yamamoto-Naji, Aki, La représentation du son par l’image : Quelques éléments de réflexion sur la grammaire iconographique de Musica, 1902-1914, thèse de licence, Paris, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, 2003.
  • Yamamoto-Naji, Aki, Musica des Éditions Pierre Lafitte & Cie : Un magazine musical pour un public familial ?, thèse de master, Paris, École des Hautes études en sciences sociales, 2007.
  • Yamamoto-Naji, Aki, Promouvoir une culture musicale de masse : Le périodique Musica (1902-1914) des publications Pierre Lafitte & Cie, thèse de doctorat, Paris, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, 2009.

Contributeurs (liste non exhaustive)

  • [À venir]

Fiche préparée par les participant·e·s au séminaire Presse et musique en France aux XIXe et XXe siècles : Histoire et pratiques, mise en ligne en 2022


Musique

Musique(1927-1930)

Mensuel (paraît le 15 de chaque mois)

La revue Musique naît d’une fusion avec la Revue Pleyel. Elle lui succède dès le 15 octobre 1927, soit trois jours avant l’inauguration officielle de la nouvelle Salle Pleyel, rue du Faubourg Saint-Honoré, où se trouvent également les bureaux administratifs de la nouvelle revue. Notons ici que la programmation complète des salles Pleyel (Pleyel, Chopin, Debussy) est annoncée à la fin de chaque numéro de la revue. Pendant ses quelque trois années d’existence, la revue Musique fait paraître un total de 28 numéros, contenant une cinquantaine de pages de texte chacun. Elle sera absorbée par le Guide musical et théâtral (supplément du Guide du concert) après son dernier numéro, le 15 mars 1930.

En plus d’articles dédiés à la critique, à l’histoire, à des compositeurs ou à l’esthétique, la revue laisse paraître un nombre important de textes à propos du machinisme. Dans chaque numéro, on retrouve ainsi des articles traitant de diverses question (notamment esthétiques) concernant les instruments automatiques, la radiophonie ou le phonographe. Une rubrique se consacre également spécifiquement à la musique par disques.

Données éditoriales

  • Directeur : Robert Lyon
  • Rédacteur en chef : Marc Pincherle

Titres alternatifs

Sous-titre :

  • Revue d’histoire, de critique, d’esthétique et d’information musicales
  • Revue mensuelle de critique, d’histoire, d’esthétique et d’information musicales

Suppléments

Structure typique

Articles de fond, revue des journaux et des livres, premières auditions, nouvelles musicales de France et de l’étranger, articles sur la radiophonie et les instruments automatiques, programmation et publicités de concerts.

Localisation

  • BnF : Tolbiac, 4-V-10246
  • University of Toronto : Music Library, ML5 M955

Bibliographie

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • [À venir]

Fiche préparée par Kevin Tougas, 2017


La Musique pendant la guerre

(1915-1917)

Mensuel (octobre 1915 à février 1916), puis périodicité irrégulière (jusqu’en 1917).

Fondée à Paris en 1915, la revue La Musique pendant la guerre : Revue musicale mensuelle se veut une plateforme pour les compositeurs et les musiciens français dont les activités sont affectées par la Première Guerre mondiale. La revue, dont la posture est nettement nationaliste, appelle les musiciens à orienter leurs activités en temps de guerre autour de la mobilisation patriotique. Elle bénéficie de la protection d’Albert Dalimier, sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts, très investi pour les musiciens. Les colonnes de la revue présentent notamment une sélection d’œuvres musicales patriotiques publiées durant l’année, des lettres de musiciens envoyées au front ou des témoignages de musiciens impliqués dans la mobilisation artistique. La plus importante contribution de la revue au maintien des activités musicales pendant la guerre est certainement la série de Festivals de musique française, où sont présentées des œuvres considérées patriotiques de compositeurs français mobilisés ou décédés sur le champ de bataille. Les sujets explorés par La Musique pendant la guerre tournent presque exclusivement autour des bouleversements artistiques engendrés par la guerre (certains comptes-rendus de concerts ne concernent que la diffusion de la musique française, de manière générale). La revue souhaite remplir son devoir moral envers les musiciens mobilisés. Elle invite au ralliement patriotique autour de l’identité nationale (participant à l’ « union sacrée » commandée par Raymond Poincaré en 1914), et adopte une posture antigermanique prononcée. Elle souhaite faire la promotion de la musique française, de ses compositeurs et de ses éditeurs, en compétition avec la production musicale allemande. La revue est publiée mensuellement pendant un an (nos 1 à 7, d’octobre 1915 à avril 1916), puis de façon irrégulière jusqu’en juin 1917 (nos 8 et 9). Au total, la revue n’a fait paraître que 9 numéros « réguliers », ce à quoi s’ajoutent 5 numéros-programmes arrimés aux Festivals de musique française organisés par la revue.

Données éditoriales

  • Éditeur : Comptoir général de musique (Paris, 11 bis boulevard Haussmann)
  • Directeur-gérant : Charles Hayet
  • Secrétaire général : Francis Casadesus
  • Administrateur : Ernest Brodier

Suppléments

  • Volume 7 bis (16 juin 1916) : programme du premier Festival de musique française
  • Volume 8 bis (14 décembre 1916) : programme du deuxième Festival de musique française
  • Volume 8 ter (28 décembre 1916) : programme du troisième Festival de musique française
  • Volume 9 ter (1er janvier 1917) : programme du concert À la mémoire des Compositeurs de musique morts pour la France 1914-1917
  • Volume 9 bis (17 juin 1917) : programme du quatrième Festival de musique française

Structure typique

La structure des neuf numéros réguliers de la revue est plutôt stable. La revue débute par une page publicitaire pour des recueils de pièces et d’exercices pour piano en vente chez l’éditeur de la revue. Suivent ensuite des articles de différents formats : des manifestes, des entrevues avec des personnalités du domaine musical français, des lettres de compositeurs et de musiciens qui répondent à une enquête lancée par la revue ou qui écrivent du front, ou encore des rapports d’activités d’associations musicales. Cette section est suivie de comptes-rendus de concerts, de descriptions des œuvres de guerre (caritatives), etc. La revue se termine par une rubrique dédiée aux musiciens décédés au front, disparus ou emprisonnés, suivie d’une page de nouveautés musicales patriotiques en vente chez l’éditeur.

Les numéros-programmes des Festivals de musique française commencent par la présentation du programme du concert. Ils proposent ensuite des photos des compositeurs dont les œuvres seront jouées, des notices biographiques de certains d’entre eux, ainsi que les statuts du festival et la liste des donateurs. Comme pour les numéros réguliers, les numéros-programmes se terminent par une rubrique listant les musiciens décédés au front et une page consacrée aux nouveautés musicales patriotiques.

Localisation

  • Numérique : 1915, 1916 (sauf numéro 6) et 1917 accessibles sur Gallica : https://gallica.bnf.fr
  • BnF : Musique VM BOB-28355

Bibliographie

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • Brodier, Ernest
  • Bruneau, Alfred
  • Casadesus, Francis
  • Hayet, Charles
  • Huré, Jean
  • Lalo, Pierre
  • Saint-Saëns, Camille
  • Tenroc, Charles

Fiche préparée par Émilie Lesage, 2023


La Page musicale

À venir


Revue internationale de musique

À venir


La Revue musicale

(1920-1940; 1946; 1952-1991)

Mensuel (irrégulier)

La Revue musicale a été fondée en 1920 par Henry Prunières, qui en fut le directeur jusqu’à 1939. La revue a repris le titre de La Revue musicale (histoire et critique) fondée en 1902 par Jules Combarieu. Durant ses vingt premières années, La Revue musicale était publiée mensuellement, avec parfois des numéros combinés (par exemple, janvier-février).

Henry Prunières était musicologue et musicographe; la revue était spécialisée dans les intérêts de son fondateur : l’histoire de la musique et la musique contemporaine. Son public-cible était constitué de musiciens, de mélomanes et d’amateurs d’art. Henry Prunières, dans sa volonté d’instruire le lecteur, voyait sa revue comme un « projet fédérateur de disciplines en rapport avec la musique » (lettre de Prunières à Léon Vallas, 30 mai 1920). La revue organisait régulièrement des concerts, nommés Les Mardis de la Revue musicale, au Théâtre du Vieux Colombier de Jacques Copeau.

Durant l’âge d’or de la revue, son nombre d’abonnés était de 1300 et ses ventes s’estimaient à 3000 exemplaires par numéro régulier (voir le vol. 10, no 98, 1929). Au total, il y eut 424 numéros de La Revue musicale. La parution de la revue fut interrompue entre 1940 et 1952, notamment en raison de la guerre, sauf pour une brève reparution en 1946. La Revue musicale a repris ensuite sa publication de 1952 à 1991; durant ses dernières années, une partie de ses contenus étaient issus d’anciens numéros.

Données éditoriales

Éditeurs :

  • Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française (1920-1946)
  • Paris, Richard-Masse (1952-1981)
  • Paris, La Revue musicale (1981-1991)

Directeurs :

  • Henry Prunières (1920-1939)
  • Robert Bernard (1939-1949)
  • Albert Richard (1952-1991)

Rédacteurs en chef :

  • André Coeuroy (1922-1936)
  • Robert Bernard (1937-1939)
  • Raphaël Cuttoli (1958)

Note sur la numérotation : Dès sa première année, la numérotation des numéros de la revue recommence à chaque mois de novembre. En janvier 1930, la numérotation devient cumulative et passe à trois chiffres, pour souligner le 100e numéro de la revue (voir le Tableau de correspondance entre les systèmes de numérotation). Il en restera ainsi jusqu’à la fin. Durant cette première période, la revue est disponible en deux tirages, l’un sur papier standard et l’autre sur papier pur fil, dont les exemplaires sont comptés.

Titres alternatifs

  • Sous-titre : Revue mensuelle internationale d’art musical ancien et moderne (vol. 1, no 1, 1920)
  • Les carnets critiques de la Revue Musicale (1952-1988)

Suppléments

Au total, on dénombre 81 suppléments musicaux entre 1920 et 1940. Leur parution cesse à partir de 1949.

Structure typique

Un numéro typique de la Revue Musicale entre 1920 et 1950 est séparé en deux sections : articles de fond et Chroniques et notes. La revue est d’un format de 19,5 x 25,5 cm et de mise en page scientifique, avec des illustrations de type gravure. Le cahier publicitaire est broché au début du numéro. Le supplément musical possède son propre cahier publicitaire. Il y a en moyenne cinq ou six longs articles de fond. Les sujets les plus fréquemment touchés sont l’esthétique, l’histoire de la musique, l’interprétation et les débats musicaux de l’époque. Les articles sont écrits par des contributeurs connus dans le cercle musical contemporain. Quant à la section Chroniques et notes, elle regroupe des comptes rendus de concerts, de livres, de partitions, de disques (dès 1926) ainsi que la revue de presse et des nouvelles sur la radio et les films (dès 1936).

Durant l’entre-deux-guerres (1920-1940), La Revue musicale sort 37 numéros spéciaux autour d’une thématique particulière :

  • Claude Debussy (vol. 1, no 2, 1920)
  • La musique contemporaine russe (vol. 2, no 9, 1921)
  • Le ballet au XIXe siècle (vol. 2, no 13, 1921)
  • Gabriel Fauré (vol. 3, no 11 [24], 1922)
  • Wagner et la France (vol. 4, no 11 [35], 1923)
  • Ronsard et la musique (et l’humanisme musical) (vol. 5, no 40, 1924)
  • Lully et l’opéra français (vol. 6, no 47, 1925)
  • Maurice Ravel (vol. 6, no 50, 1925)
  • Ernest Chausson (vol. 6, no 57, 1925)
  • La jeunesse de Claude Debussy (vol. 7, no 62, 1926)
  • Beethoven (vol. 8, no 72, 1927)
  • Liszt (vol. 9, no 7 [84], 1928)
  • Schubert (vol. 10, no 2 [90], 1929)
  • Albert Roussel (vol. 10, no 94, 1929)
  • Musique russe (vol. 10, no 99 [11], 1929)
  • La musique mécanique (vol. 11, no 106, 1930)
  • Les ballets russes de Serge Diaghilev (vol. 11, no 110, 1930)
  • La musique autrichienne (vol. 12, no 113, 1931)
  • Géographie musicale 1931, ou Essai sur la situation de la musique en tous pays (vol. 12, no 117, 1931)
  • Chopin (vol. 12, no 121, 1931)
  • Autour de Vincent d’Indy (vol. 13, no 122, 1932)
  • Goethe et la musique (vol. 13, no 125, 1932)
  • Les instruments de musique (vol. 13, no 129, 1932)
  • Jean-Sébastien Bach (vol. 13, no 131, 1932)
  • L’opéra-comique au XIXe siècle (vol. 14, no 140, 1933)
  • Mozart (vol. 14, no 141, 1933)
  • Le film sonore, l’écran et la musique en 1935 (vol. 15, no 151, 1934)
  • Bellini (vol. 16, no 156, 1935)
  • Victor Hugo et la musique (vol. 16, no 159, 1935)
  • Schumann (vol. 16, no 161, 1935)
  • Paul Dukas (vol. 17, no 166, 1936)
  • À la mémoire d’Albert Roussel (vol. 18, no 178, 1937)
  • Le ballet contemporain (vol. 19, no 182, 1938)
  • Autour de Debussy et de Satie (vol. 19, no 183, 1938)
  • Questions d’esthétique et d’histoire (vol. 19, no 184, 1938)
  • Sur quelques musiciens français (vol. 19, no185, 1938)
  • Hommage à Maurice Ravel (vol. 19, no187, 1938)
  • Igor Stravinsky (vol. 19, no 191, 1939)
  • La musique dans les pays latins (vol. 21, no 196, 1940)

Après 1952, la revue ne publie que des numéros thématiques dont le titre alterne entre Les carnets critiques de la Revue Musicale et Numéro spécial de la Revue musicale.

Localisation

Bibliographie

  • Bolduc-Cloutier, Hubert, « Discours théoriques, esthétiques et critiques sur la musique au cinéma dans La Revue musicale d’Henry Prunières (1921-1939) », dans Timothée Picard (dir.), La critique musicale au XXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2020, p. 315-323.
  • Corre, Christian, « Un lieu de mémoire : La Revue musicale, 1920-1940 », Rennes, La part commune, 2002.
  • Duchesneau, Michel, « La Revue musicale (1920-40) and the Founding of a Modern Music », dans Zdravko Blazekovic et Barbara Dobbs Mackenzie (dir.), Music’s Intellectual History : Founders, Followers and Fads, New York, RILM, 2009, p. 743-750.
  • Duchesneau, Michel, « French Musicology and the Musical Press (1900-14) : The Case of La Revue musicale, Le Mercure musical and La Revue musicale S.I.M. », Journal of the Royal Musicological Association, vol. 140, no 2, 2015, p. 243-272.
  • Duchesneau, Michel, « La Revue musicale ou le phœnix musical », Enjeux culturels dans la presse musicale française, 1900-1925, numéro thématique de la Revue musicale OICRM, vol. 4, no 2, 2017, p. 19-34.
  • Duchesneau, Michel et Marie-Noëlle Lavoie, La Revue musicale, 1920-1940 : Calendar/Catalogue chronologique 1920-1939, 6 vol., Baltimore, RIPM, 2013.
  • Gétreau, Florence et Nicole Lallement, « L’image dans La Revue musicale », dans Myriam Chimèmes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières, 1886-1942 : Un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 405-432.
  • Gumplowicz, Philippe, « André Cœuroy : Une ombre à La Revue musicale », dans Myriam Chimèmes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières, 1886-1942 : Un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 433-446.
  • Gumplowicz, Philippe, « Le jazz dans La Revue musicale », dans Myriam Chimèmes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières, 1886-1942 : Un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 483-498.
  • Haine, Malou, « La vie musicale en Belgique de 1920 à 1940 dans La Revue musicale de Henry Prunières », Revue belge de musicologie / Belgisch Tijdschrift voor Muziekwetenschap, vol. 67, 2013, p. 135-158.
  • Haine, Malou, « Une amitié franco-belge : Henry Le Bœuf, Henry Prunières et la naissance de La Revue musicale », dans Myriam Chimèmes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières, 1886-1942 : Un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 385-404.
  • Lavoie, Marie-Noëlle, « Discours sur la danse dans La Revue musicale : Autour de Serge Lifar », Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, vol. 13, nos 1-2, 2012, p. 69-75.
  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U. S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 870.
  • Maisongrande, Nathalie, « La presse musicale parisienne face à la crise allemande : La Revue musicale et Le Ménestrel en 1933-34 », dans Danièle Pistone (dir.), Musiques et musiciens à Paris dans les années trente, Paris, H. Champion, 2000, p. 487-494.
  • Minors, Helen Julia, « Le Tombeau de Ronsard in La Revue musicale (1924) : Memory and Historical Interplay », dans Deborah Mawer (dir.), Historical Interplay in French Music and Culture, 1860-1960, Abingdon, Routledge, 2018, p. 97-118.
  • Minors, Helen Julia, « Le Tombeau de Paul Dukas in La Revue musicale : Musical and Written Responses to Dukas’s Death », dans Helen Julia Minors et Laura Watson (dir.), Paul Dukas : Legacies of a French Musician, New York, Routledge, 2019, p. 86-109.
  • Nectoux, Jean-Michel, « Fauré, Henry Prunières et La Revue musicale », Études fauréennes, no 17, 1980, p. 17-24.
  • Piquer, Ruth, « El Neoclasicismo Musical Francés Según La Revue Musicale : Un Modelo Para Adolfo Salazar y La Crítica Española », dans Teresa Cascudo et Maria Palacios (dir.), Los Señores de La Crítica : Periodismo Musical e Ideología Del Modernismo En Madrid (1900-1950), Sevilla, Doble J Música, 2012, p. 97-124.
  • Schloezer, Boris de, Comprendre la musique : Contributions La Nouvelle Revue Française et à La Revue musicale (1921-1956), éditions établie et présentée par Timothée Picard, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011.
  • Segond-Genovesi, Cédric, « Du Mercure à La Revue musicale (1905-1927) : Enjeux et étapes d’une filiation », dans Myriam Chimèmes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières, 1886-1942 : Un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 357-383.
  • Simon, Yannick, « Robert Bernanrd et le devenir de La Revue musicale », dans Myriam Chimèmes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières, 1886-1942 : Un musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 447-456.
  • Trottier, Danick, « Towards a Topography of Aesthetic Discussion Contained in La Revue musicale of the 1920s », dans Zdravko Blazekovic et Barbara Dobbs Mackenzie (dir.), Music’s Intellectual History : Founders, Followers and Fads, New York, RILM, 2009, p. 751-759.

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • [À venir]

Fiche préparée par Aurélie Mavungu-Blouin, 2017 (mise à jour en 2023)


La Revue musicale (histoire et critique)

À venir


Revue musicale SIM

La Revue musicale SIM

Voir: Le Mercure musical


Revue Pleyel

(1923-1927)

Mensuel (paraît le 15 de chaque mois)

Revue parisienne ayant pris naissance en octobre 1923 dans les locaux de la salle de concerts – alors située au 22 rue Rochechouart – de la prestigieuse manufacture de piano Pleyel, la Revue Pleyel se présente à la fois comme un instrument de promotion pour la Maison Pleyel et comme un espace où se conjuguent la publication de documents inédits, la revue des critiques musicales parues dans la presse, les actualités musicales et artistiques en France et à l’étranger ainsi que des articles divers (historiques, critiques et d’opinion) sur la musique et sur les autres arts.

La vocation en grande partie publicitaire de cette revue se manifeste du début à la fin de chaque numéro, comme en témoignent le portrait d’Ignace Pleyel (1757-1831), célèbre fondateur de la Maison Pleyel, qui figure toujours en page couverture, ainsi que les photographies des pianos les plus fastueux conçus par le manufacturier qui couronnent la dernière page de chaque numéro. On retrouve aussi régulièrement des articles faisant part des derniers développements techniques qui avaient lieu à l’usine. La revue ouvre même un concours qui consiste à répondre à des questions musicales et plus largement culturelles très pointues en vue de remporter un piano Pleyel.

La Revue Pleyel se distingue des autres revues de son époque par l’aspect très soigné de ses publications, notamment dans la qualité de ses images (un grand nombre de portraits et de photographies d’une grande élégance) et l’originalité de sa présentation (papier de qualité supérieure imprimé en format paysage 21×26 cm pour imiter les partitions pianistiques de la fin du XVIIIe siècle).

Les activités de la Revue Pleyel prennent fin en septembre 1927. La rédaction de la revue invoque alors la nécessité de se fusionner à une nouvelle revue afin de créer un produit plus volumineux, qui passerait de 34 pages à 60. Cette fusion semble effectivement avoir lieu, puisque la revue Musique naît dès le mois suivant au sein des locaux de la nouvelle Salle Pleyel – inaugurée le 18 octobre –, rue du Faubourg Saint-Honoré.

Données éditoriales

Aucun détail disponible (aucun directeur n’est jamais mentionné).

Titres alternatifs

Suppléments

Structure typique

Articles documentaires, lettres inédites et anecdotes sur les musiciens, critique musicale, revue de livres, d’expositions et de journaux, nouvelles de France et de l’étranger, articles techniques sur les instruments, en particulier sur le piano automatique Pleyela.

Localisation

  • BnF : Musique VMB-466
  • Université Laval : GENERALE ML 2 R4554

Bibliographie

Contributeurs (liste non exhaustive)

Les articles répertoriés dans la banque de données Presse et musique en France XIXe-XXe siècles sont accessibles ici.
  • [À venir]

Fiche préparée par Kevin Tougas, 2017


Les Tablettes de la Schola

À venir


La Tribune de Saint-Gervais

À venir